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Psychologie & NeuroPsychiatrie du vieillissement

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Efficacité et innocuité des antipsychotiques atypiques dans le traitement du delirium : revue systématique et synthèse critique Volume 7, numéro 2, juin 2009

Auteurs
Département de psychiatrie, Faculté de médecine et des sciences de la santé, Université de Sherbrooke, Québec, Canada

Le delirium ou état confusionnel aigu est très fréquent en milieu hospitalier, surtout chez les sujets âgés. L’halopéridol en est le traitement habituel, mais les antipsychotiques atypiques tendent à le supplanter. Notre but était de clarifier s’il s’agit là d’une pratique efficace et sûre, en recensant et évaluant la qualité des publications sur la quétiapine, l’olanzapine, la rispéridone, la ziprasidone et l’aripiprazole dans le traitement du delirium. Nous avons examiné les bases de données Medline et Embase (1996-2008). La méthodologie des travaux recensés est moyenne, mais s’améliore lentement. L’olanzapine et la rispéridone ont fait l’objet d’essais cliniques qui les montrent aussi efficaces que l’halopéridol, mais les résultats sont contaminés par certains biais. La quétiapine a fait l’objet d’un essai clinique la comparant à l’amisulpride mais non à l’halopéridol. Dans l’ensemble, ces trois molécules présentent une bonne tolérance et induisent moins d’effets extrapyramidaux que l’halopéridol. On dispose encore de peu de données sur leur capacité à contrôler l’agitation aiguë du patient confus. L’halopéridol reste un traitement éprouvé dans ce tableau. La ziprasidone et l’aripiprazole ont été peu étudiées et présentent des risques d’arythmie.