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L'Orthodontie Française

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Traitement ortho-chirurgical de la latéromandibulie : quels résultats escompter avec et sans chirurgie du contour mandibulaire ? Une étude de cohorte sur 51 cas Volume 90, numéro 1, Mars 2019 - 91e réunion scientifique SFODF Nice 2019 et varia

Auteurs
1 Département d’Orthopédie Dento-Faciale, Faculté d’Odontologie, rue Guillaume Paradin, 69372 Lyon cedex 08, France
2 Centre hospitalier Lyon Sud, 165 chemin du grand Revoyet, 69310 Pierre Bénite, France
3 38 cours Suchet, 69002 Lyon, France
4 289 Route de Vienne, 69200 Vénissieux, France
* Auteur pour correspondance : schauty@gmail.com

Introduction : L’objectif de cette cohorte rétrospective est d’évaluer la quantité de correction post-chirurgicale des tissus mous et durs chez des patients présentant une latéromandibulie et de comparer les résultats sans et avec chirurgie du contour inférieur mandibulaire (chin wing…). Matériels et méthodes : Les cas de latéromandibulies de trois chirurgiens ont été inclus systématiquement. Les angles de décalage du menton, bi-commissural, bi-goniaque et occlusal ont été mesurés sur des photographies et téléradiographies de face. Une comparaison pré- et post-chirurgicale a été réalisée et la quantité de correction a été analysée via le test statistique de Wilcoxon. Résultats : 51 patients (44 femmes et 7 hommes) ont été inclus. Après la chirurgie, la correction est significative pour l’ensemble des mesures avec une amélioration de 44 à 60% en fonction des angles mesurés. Aucun patient n’est normalisé, mais les petites latéromandibulies initiales sont celles qui sont les plus proches de la normalité à l’issue de la chirurgie. La correction de l’angle bi-commissural est maîtrisée sans être optimale (60% de correction). La difficulté reste l’horizontalisation du plan bi-goniaque qui n’est corrigé qu’à 45%. Les patients ayant bénéficié d’une chirurgie du rebord mandibulaire (chin wing…) sont ceux qui présentent l’amélioration la plus importante des angles bi-goniaque (p=0,0142) et occlusal (p=0,0154). Conclusion : Si la chirurgie permet une correction significative de la dissymétrie faciale, celle-ci n’est pas complète. Les gestes chirurgicaux intervenant sur le rebord inférieur de la mandibule comme le chin wing pourraient apporter une meilleure correction notamment pour les angles bi-goniaque et occlusal.