John Libbey Eurotext

L'Orthodontie Française

MENU

Superpositions automatisées d’imageries tridimensionnelles cranio-faciales : illustration par un cas clinique de distraction mandibulaire chirurgicale Volume 91, numéro 1-2, Juin 2020 - Numéro spécial 93e réunion scientifique Lille 2022 : Le diagnostic en orthodontie : actualités et perspectives

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3
  • Figure 4
  • Figure 5
  • Figure 6
  • Figure 7
  • Figure 8
Auteurs
1 Université de Paris, AP-HP, Hôpital Pitié-Salpêtrière, Service d’Odontologie, 47-83 boulevard de l’Hôpital, 75013 Paris, France
2 Université de Strasbourg, Faculté de Chirurgie Dentaire, Département d’ODF, 8 rue Sainte-Elisabeth, 67000 Strasbourg, France
3 Institut de la Face et du Sourire, 6 rue Puvis de Chavannes, 75017 Paris, France
* Correspondance

Introduction : Les imageries tridimensionnelles (3D) de type CBCT ou scanner, lorsqu’elles sont indiquées à plusieurs reprises chez un même patient dans le cadre d’un traitement orthodontique ou orthodontico-chirurgical, offrent la possibilité de réaliser des superpositions 3D. L’objectif de cet article est d’illustrer la mise en œuvre de superpositions 3D basées sur la reconnaissance des niveaux de gris des voxels dans le cadre d’un cas clinique de distraction mandibulaire chirurgicale. Matériels et méthodes : Un traitement orthodontico-chirurgical, avec une approche chirurgicale précoce à l’aide d’un distracteur mandibulaire « 3D », a été mené chez un patient de 13 ans. Il présentait une acondylie bilatérale suite à une septicémie à staphylocoque doré à la naissance. Les imageries scanner et CBCT réalisées pré- et post-distraction ont été utilisées afin de réaliser une superposition 3D générale et locale mandibulaire. Deux méthodes de superpositions ont été utilisées, l’une reposant sur un logiciel commercial et l’autre sur une série de logiciels « open source ». Résultats : En utilisant un logiciel commercial, les superpositions 3D ont pu être effectuées en quelques minutes par un opérateur peu expérimenté. La méthode reposant sur des logiciels « open source » demande davantage d’expérience et de temps. Les résultats des superpositions ont été présentés sous différentes formes. Discussion : L’interprétation des résultats reste la principale difficulté des superpositions 3D, seule une évaluation qualitative étant facilement réalisable. Il est probable que cette interprétation devienne de plus en plus accessible pour les cliniciens dans les années à venir.