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L'Orthodontie Française

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L’influence du syndrome d’apnées obstructives du sommeil sur la décision thérapeutique orthodontique chez l’enfant et l’adolescent. Partie 2 : Quels traitements orthodontiques chez l’enfant apnéique ? Volume 94, numéro 1, Mars 2023

Illustrations


  • Figure 1

  • Figure 2

  • Figure 3

  • Figure 4

  • Figure 5

  • Figure 6

  • Figure 7

  • Figure 8

Tableaux

Auteur
Faculté de Médecine dentaire et des Sciences orales, Université McGill, 2001 avenue McGill College, H3A 1G1 Montréal, Québec, Canada
Correspondance : julia.cohen-levy@mcgill.ca

Introduction

Les troubles respiratoires obstructifs du sommeil concerneraient 10 % d’une population orthodontique générale. Un diagnostic de syndrome d’apnée obstructive du sommeil (SAOS) pourrait influencer le choix des techniques orthodontiques ou leur mise en œuvre, dans le but d’améliorer la fonction ventilatoire.

Matériel et méthode

L’auteur fait la synthèse des études cliniques utilisant l’orthopédie dento-faciale, seule ou en association avec d’autres interventions, dans l’apnée du sommeil de l’enfant et l’adolescent ; les répercussions des traitements orthodontiques sur les voies aériennes supérieures sont discutées.

Résultats

Pour une même anomalie orthodontique, notamment l’insuffisance transversale du maxillaire, la temporalité et la modalité de traitement pourraient être modifiées par un diagnostic de SAOS. Il pourrait être recommandé de proposer une expansion maxillaire précoce, cherchant à potentialiser l’effet squelettique, pour tenter de réduire la sévérité du SAOS. Les appareils orthopédiques de classe II ont montré des résultats intéressants mais la valeur de preuve des études n’est pas encore suffisante pour les recommander largement et précocement. Les extractions de dents permanentes ne réduisent pas significativement les voies respiratoires supérieures.

Discussion

Le SAOS de l’enfant et de l’adolescent comprend plusieurs endotypes et phénotypes pour lesquels l’orthodontie peut être indiquée ou non. Il n’est pas recommandé de traiter orthopédiquement un patient apnéique qui ne présenterait pas de malocclusion significative, dans le seul but d’avoir un effet sur les voies respiratoires.

Conclusion

La décision thérapeutique orthodontique est susceptible d’être modifiée par un diagnostic de trouble respiratoire obstructif, soulignant l’intérêt d’un dépistage systématique.