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L'Orthodontie Française

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Les erreurs de mesure en céphalométrie 2D Volume 83, numéro 1, 84e réunion scientifique de la S.F.O.D.F. Orthodontie 3D : repoussez les limites

Auteurs
* Auteur pour correspondance : foucart@univ-paris-diderot.fr

L’utilisation de la téléradiographie de profil (norma latéralis) à des fins cliniques est très étroitement liée à la précision d’identification et de localisation des différents « points » requis lors de l’élaboration des différentes analyses céphalométriques. L’objet de cette étude est d’analyser l’influence de deux paramètres que sont la distance foyer-objet et le type de récepteur, sur la précision de localisation des 19 points céphalométriques les plus usités puis d’analyser la répercussion des erreurs de localisation sur les mesures céphalométriques. Un groupe de 53 orthodontistes a été aléatoirement sélectionné ; tous ont identifié 19 points céphalométriques sur des clichés radiographiques argentiques ou numériques, réalisés à 1 m 50 ou à 4 m. Les résultats montrent qu’il n’existe pas de différence statistiquement significative liée à la distance foyer-sujet ou au type de récepteur. Indépendamment du mode d’acquisition radiologique, chaque point céphalométrique présente un nuage de dispersion caractéristique, les points les plus fiables étant généralement situés dans le plan sagittal médian. Les mesures céphalométriques qui présentent la plus forte variabilité sont liées à la position des apex incisifs, ce qui conduit à relativiser leur importance lors de l’établissement du plan de traitement et du suivi thérapeutique. De manière analogue, l’utilisation du plan de Francfort est sujette à controverse au regard de la plus grande fiabilité des autres plans de référence du crâne et plus particulièrement S-Na.