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L'Orthodontie Française

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L’ectoderme, le mésoderme et le neurectoderme sont des types tissulaires importants pour la compréhension et la prévention des résorptions radiculaires. Recommandations cliniques* Volume 87, numéro 3, Septembre 2016

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* Auteur pour correspondance : ik@sund.ku.dk

Introduction : Cet article, présenté en trois parties, synthétise des notions déjà publiées par l’auteur. Partie 1. Nouvelle approche diagnostique de la denture. L’origine et l’apparition des trois types de tissus - ectoderme, mésoderme (ectomésenchyme) et nerfs périphériques - sont décrites sur des orthopantomogrammes à des fins diagnostiques. Ces mêmes types tissulaires sont notables sur la surface de la racine (feuillet péri-radiculaire). Partie 2. Facteurs provoquant la résorption radiculaire. La résorption peut être expliquée par la composition du feuillet péri-radiculaire. Des variations (congénitales ou acquises) dans chacune des trois couches tissulaires peuvent provoquer une inflammation conduisant à une résorption. Les forces orthodontiques occasionnant une résorption peuvent s’appliquer sur des feuillets péri-radiculaires normaux, mais aussi sur des feuillets présentant des variations congénitales qui sont importantes à diagnostiquer. Partie 3. Comment prévenir la résorption radiculaire – Recommandations cliniques. Des maladies générales et des morphologies dentaires particulières sont des signes prédisposant à la résorption radiculaire (ectoderme et mésoderme), de même que des attaques virales générales ou locales (neurectoderme). Des dentures non traitées orthodontiquement peuvent être atteintes de résorption. Matériel et méthode : L’auteur s’appuie sur une revue de la littérature pour présenter une nouvelle approche diagnostique fondée sur des notions histologiques et embryologiques. Résultats : Cette revue révèle différentes étiologies et différentes localisations impliquées dans les résorptions radiculaires. Les patients présentant des variations au niveau du feuillet péri-radiculaire sont les plus exposés aux résorptions radiculaires. Discussion : À ce stade, il est difficile de diagnostiquer ces variations; l’auteur propose des recommandations diagnostiques à suivre avant le traitement orthodontique. Même sans traitement d’orthodontie, des résorptions radiculaires peuvent se développer de manière inattendue. La prévention des résorptions dans de tels cas n’est pas possible actuellement.