John Libbey Eurotext

L'Orthodontie Française

MENU

L’ancrage squelettique au passé, présent et futur* Volume 88, numéro 1, 89e réunion scientifique SFODF Biarritz 2017 - seconde partie

Auteurs
* Auteur pour correspondance : birte@melsen.com

Introduction : Les ancrages squelettiques n’ont pas été développés en tant qu’alternative aux ancrages existants habituellement utilisés. Le premier ancrage squelettique était simplement une ligature passée à travers un trou au niveau de la crête infra-zygomatique. Cette technique a été remplacée par l’utilisation de vis chirurgicales et finalement par celle de mini-vis d’ancrage temporaire (TADs), optimisées au niveau du dessin de la forme et par le choix du matériau utilisé. La tête de ces mini-vis en forme d’attache permet une utilisation comme ancrage indirect, mais ne doit pas être un moyen de contrer une perte de contrôle résultant d’un système de forces mal planifié ou d’une insuffisance de coopération. Les ancrages squelettiques doivent s’intégrer à une biomécanique adéquate, pour réaliser des traitements qui n’auraient pu l’être avant l’avènement de ces ancrages osseux. Matériel et méthode : Le but de cette étude est de tester l’hypothèse selon laquelle les ancrages squelettiques permettent de maintenir la densité osseuse, la hauteur et la largeur des procès alvéolaires dans les sites d’extraction, et de prévenir ainsi l’atrophie osseuse habituellement observée. Résultats : Pour des patients adultes avec des dentures dégénérescentes, l’utilisation des ancrages squelettiques va permettre non seulement des déplacements dentaires lorsqu’il n’y a aucune unité d’ancrage, mais aussi le redéveloppement ou la maintenance d’un os alvéolaire atrophique. Les notions élémentaires permettant l’usage optimal des ancrages squelettiques correspondent à l’utilisation d’une ligne de forces bien définie et établie pour un mouvement dentaire désiré ainsi qu’à un système de forces nécessaire et construit avec l’aide d’un ancrage squelettique soit direct ou indirect. Après une période durant laquelle les implants ostéointégrés ont été utilisés comme ancrage pour le déplacement dentaire et la conservation du capital osseux, il est maintenant admis que les mini-vis puissent servir d’ancrage pour des déplacements squelettiques évitant ainsi la mise en charge dentaire.