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L'Orthodontie Française

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L'origine génétique des fentes labio-palatines non syndromiques. TWIST, gène candidat ? Protocole de recherche Volume 78, numéro 4, Décembre 2007

Auteurs
1 CSERD, 1 place de l'Hôpital, Université Louis Pasteur et Hôpitaux Universitaires 67000 Strasbourg, France
2 Laboratoire de Génétique Médicale E.A.3949 – ULP, 11 rue Humann, 67000 Strasbourg, France
3 Service de chirurgie infantile, Hôpital de Hautepierre, HUS, 1 place de l'Hôpital, 67098 Strasbourg Cedex, France
4 Centre d'Investigation Clinique du CHU de Strasbourg, I place de l'Hôpital, 67091 Strasbourg, Cedex, France
* commios@wanadoo.fr

Les fentes labiales et palatines (FLP) sont les malformations cranio-faciales les plus fréquentes chez l'homme. Elles peuvent faire partie du tableau clinique de nombreux syndromes polymalformatifs. Les conditions de leur survenue ne sont pas entièrement élucidées : on considère qu'elles sont d'origine poly-factorielle (environnement, facteurs génétiques...) et multi-génique. Elles sont plus fréquentes sous forme isolée ou non syndromique. Par ailleurs, des mutations de gènes tels que TWIST et FGFR2 sont à l'origine d'anomalies cranio-faciales syndromiques plus ou moins sévères. Notre hypothèse est que des mutations à TWIST pourraient être détectées chez des patients porteurs de FLP, en l'absence d'autres anomalies morphologiques. Notre démarche est de recueillir des prélèvements sanguins dans une cohorte de patients porteurs de FLP non syndromiques suivis au CHU de Strasbourg, d'en extraire l'ADN et d'analyser la séquence du gène TWIST, à la recherche d'éventuels variants alléliques ou de mutations. Les résultats attendus de ces recherches pourront contribuer à affiner la classification des malformations faciales d'origine génique, à mieux comprendre la pathogénie de ces malformations et leur mode de transmission, à favoriser à terme, si possible et dans certains cas, le dépistage et le conseil génétique. Une étroite collaboration multidisciplinaire est indispensable à la réalisation d'un tel projet. Les ressources hospitalières et universitaires pour la partie clinique mises en œuvre dans ce projet font appel au Département d'ODF, au Service de Chirurgie Infantile ainsi qu'au Centre d'Investigation Clinique des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg. Les ressources universitaires pour la partie biologie moléculaire étaient initialement représentées par l'Institut de Génétique et de Biologie Moléculaire et Cellulaire (IGBMC) puis, depuis un an, le sont par le Laboratoire de Génétique Médicale de Strasbourg.