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L'Orthodontie Française

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Et si je devenais parodontiste... pendant quelques minutes ! Volume 91, numéro 1-2, Juin 2020 - Numéro spécial 93e réunion scientifique Lille 2022 : Le diagnostic en orthodontie : actualités et perspectives

Auteur
88, rue Michel-Ange, 75016 Paris, France
* Correspondance

Introduction : Depuis des décennies, les orthodontistes et les parodontistes répétent à l’envi que l’orthodontie n’a pas de conséquences néfastes sur le parodonte lorsque celui-ci est sain ou assaini. Or, une revue systématique de la littérature met à mal cette antienne et conclut qu’il y a une absence de preuves fiables des effets positifs de l’orthodontie sur la santé parodontale avec, dans les meilleures conditions parodontales, de légers effets néfastes. Il est donc de la responsabilité de l’orthodontiste de faire que le coût parodontal d’un traitement orthodontique soit le plus faible possible. Comment faire pour que ce « au mieux » ne se transforme pas en un « au pire » ? Matériels et méthodes : Afin de réduire au maximum les conséquences délétères des traitements orthodontiques sur le parodonte, l’orthodontiste doit pouvoir préciser quels sont les patients sur lesquels elle/il peut, d’emblée, envisager un traitement orthodontique et ceux sur lesquels une prise en charge parodontale est nécessaire avant tout. L’orthodontiste doit donc se transformer, pour quelques minutes, en parodontiste afin de reconnaître les huit signes des pertes d’attache et les six facteurs de risque des parodontites, décrits dans cet article. Discussion : Le diagnostic doit prendre en compte les besoins en matière de parodontie et d’orthodontie, qui ne pourront être efficaces sans la motivation du patient et des praticiens.