John Libbey Eurotext

L'Orthodontie Française

MENU

Comparaison des mensurations d’arcades selon le caractère obstructif des amygdales palatines Volume 86, numéro 3, Septembre 2015

Auteurs
* Auteur pour correspondance : joediouf@hotmail.com

Introduction : Le rôle des amygdales palatines obstructives dans la genèse des anomalies des relations des arcades dentaires est largement évoqué dans la littérature orthodontique mais reste controversé. Les données fournies sur la probable relation entre l’hypertrophie des amygdales et l’existence de ces anomalies sont subjectives. L’objectif de cette étude est de rechercher une association entre les amygdales palatines obstructives et des anomalies des relations d’arcades. Matériels et méthodes : Il s’agit d’une étude transversale réalisée chez des enfants âgés entre 6 et 12 ans. Les sujets sont divisés en deux groupes (A et B) selon le caractère obstructif des amygdales palatines. Sur chaque enfant, des mensurations intra- et inter-arcades ont été réalisées. Un test t et un chi2 ont respectivement été réalisés pour comparer les variables quantitatives et qualitatives selon le caractère obstructif des amygdales. Lorsque le nombre de cas était faible, le chi2 a été remplacé par le test exact de Fisher. La signification est fixée à p = 0,05. Résultats : La profondeur d’arcade est significativement plus marquée dans le groupe B. Le groupe A présente les plus grands diamètres transversaux d’arcades. Le groupe B a significativement tendance aux rapports molaires de classe II, à l’infraclusion antérieure et à une occlusion croisée postérieure avec une latéro-déviation mandibulaire. Conclusion : Une évaluation précoce des enfants présentant une hypertrophie des amygdales permettrait de prévenir les effets sur les arcades dentaires. Ainsi, seront évités les traitements tardifs et plus agressifs qui ne sont pas toujours aussi efficients que lorsqu’ils sont effectués pendant l’enfance.