John Libbey Eurotext

Médecine thérapeutique / Pédiatrie

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Probiotiques et prébiotiques Volume 5, numéro 1, Janvier - Février 2002

Auteur
Service de Néonatologie Hôpital St Vincent de Paul, 82 avenue Denfert-Rochereau, 75014 Paris, France.

Dans des conditions de vie naturelle, le jeune animal, stérile à la naissance, acquiert rapidement une flore intestinale caractéristique, résultant du contact avec sa mère et avec l'environnement dans lequel il est né. Cette microflore, associée depuis toujours à l'évolution de l'homme, confère à son hôte plusieurs bénéfices, dont probablement un certain degré de résistance aux infections. Pour le petit de l'homme, comme pour le jeune animal élevé à la ferme, l'acquisition d'une microflore normale peut être compromise par un environnement qui n'est pas naturel et par un régime imposé. Ainsi, les enfants nés par césarienne ont une colonisation retardée pour les anaéobies (bifidobactéries et lactobacilles) par rapport aux enfants nés par voie basse [1]. La nutrition influence également la flore intestinale. Le lait maternel confère une protection contre les diarrhées. Parmi les facteurs pouvant conférer cette protection figure l'influence sur la microflore intestinale, dominée par les bifidobactéries chez l'enfant nourri exclusivement au lait maternel, avec une répression des autres bactéries anaérobies. Il est actuellement bien établi que le lait maternel contient de nombreux facteurs influençant la croissance des bifidobactéries, notamment les oligosaccharides. Cette divergence induit également des différences prononcées dans la consistance, la couleur, le pH et l'odeur des selles.