John Libbey Eurotext

Médecine thérapeutique / Pédiatrie

Place majeure de la vaccination chez le drépanocytaire Volume 19, numéro 4, Octobre-Novembre-Décembre 2016

Tableaux

Auteur
Pédiatre, rédacteur en chef adjoint de MTP
* Tirés à part
  • Mots-clés : drépanocytose, vaccination, pneumocoque calendrer vaccinal, hydroxyuree
  • DOI : 10.1684/mtp.2017.0620
  • Page(s) : 264-9
  • Année de parution : 2016

Les infections bactériennes chez l’enfant drépanocytaire sont fréquentes et graves : ce sont les principales responsables de la mortalité avant l’âge de 3 ans. Sans prise en charge, près de 50 % meurent avant 5 ans. Or, en moins de 10 ans, dans les centres de référence dédiés à la drépanocytose, la mortalité par infection a pratiquement disparu, grâce à deux mesures : une antibiothérapie orale quotidienne à base de dérivés de la pénicilline ; l’administration précoce du vaccin antipneumococciques conjugué à 13 valences (Prevenar 13®), dont l’efficacité est supérieure à 80 %. Rappelons que le pneumocoque est le pire ennemi du drépanocytaire. Le drépanocytaire, à un moindre degré, est menacé par les germes souvent rencontrés chez le splénectomisé et chez le sujet déficient en fractions de la voie alterne du complément, ce qui est son cas. C’est dire l’intérêt de le vacciner contre l’Hæmophilus b et les méningocoques. Enfin, la vaccination contre l’hépatite B est nécessaire du fait de la fréquence des transfusions et le risque de séjourner dans des pays à haute incidence d’hépatite B.

En appliquant les règles fondamentales, telles l’hyperhydratation quotidienne et en respectant le calendrier vaccinal du pays, cet enfant pourra mener une vie quasi normale.