John Libbey Eurotext

Médecine thérapeutique / Pédiatrie

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Drépanocytose, quels vaccins et quand ? Volume 11, numéro 1, janvier-février 2008

Auteurs
Rédacteur en chef de Médecine thérapeutique pédiatrie, ancien chef du service de pédiatrie, CHI de Créteil, 94010 Créteil cedex, Service de microbiologie, CHI de Créteil, 94010 Créteil cedex
  • Mots-clés : drépanocytose, vaccins, infections
  • DOI : 10.1684/mtp.2008.0145
  • Page(s) : 32-4
  • Année de parution : 2008

Le drépanocytaire, tout au cours de sa vie, est considérablement plus exposé aux infections bactériennes et virales, surtout dans la petite enfance. Ces infections sont souvent brutales et sévères, rendant les traitements curatifs souvent inefficaces. C’est dire le rôle irremplaçable de la prévention. Dans un premier temps, la pénicillinothérapie quotidienne a entraîné une diminution importante de la mortalité par infections à pneumocoque. Pendant longtemps on a cru les vaccins peu efficaces du fait du déficit immunitaire du drépanocytaire provoqué par l’asplénie fonctionnelle et de la baisse des fonctions opsonophagocytaires des polynucléaires. En fait, l’enfant drépanocytaire répond bien aux stimulations vaccinales, en particulier aux vaccins polysaccharidiques conjugués : Hæmophilus b et Pneumocoque 7 valences. La prévention obtenue est identique à celle des enfants normaux ; ceci constitue un remarquable progrès car les infections invasives (septicémies et méningites) provoquées par ces deux germes sont les principales causes de mortalité avant 5 ans. Les vaccins contre l’hépatite B sont aussi indispensables, en particulier chez le transfusé. La vaccination contre la grippe chaque année est tout aussi utile. Pour ce qui est des vaccins recommandés chez tout enfant, il faudra s’aligner sur le calendrier vaccinal du pays ou l’enfant vit. Reste le problème des rappels chez l’adulte, en particulier pour les vaccins pneumococciques conjugués : en attendant les résultats d’études en cours, un rappel quinquennal semble la prudence.