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Médecine thérapeutique / Pédiatrie

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Diagnostic d'une thrombopénie néonatale Volume 5, numéro 1, Janvier - Février 2002

Auteurs
Service de pédiatrie, hôpital Jean Verdier, avenue du 14 juillet, 93143 Bondy cedex, France.
  • Mots-clés : thrombopénie néonatale, nouveau-né, purpura thrombopénique auto-immun, allo-immunisation plaquettaire.
  • Page(s) : 59-64
  • Année de parution : 2002

La thrombopénie néonatale représente l'anomalie d'hémostase du nouveau-né la plus fréquente. Son incidence varie selon les études entre 25 et 40 % des nouveau-nés hospitalisés en unité de soins intensifs ou en réanimation [1, 2]. Elle est définie par un chiffre de plaquettes inférieur à 150 000/mm3 et le risque d'hémorragies sévères ante, per- et/ou post-natales est majeur pour un taux inférieur à 20 000. La réalité de la thrombopénie devra toujours être contrôlée en réalisant un frottis sanguin (avec décompte des plaquettes et observation de leur morphologie) pour éliminer une pseudo-thrombopénie liée au prélèvement sur tube à EDTA (auto-agglutination). Elle est le plus souvent asymptomatique ou peu symptomatique. Certaines circonstances la font rechercher systématiquement. Ainsi certaines pathologies maternelles, essentiellement le purpura thrombopénique auto-immun (PTAI) et la pré-éclampsie, préexistantes ou contemporaines de la grossesse, font craindre la survenue d'une thrombopénie néonatale chez le fœtus ou le nouveau-né (une numération plaquettaire au cordon est réalisée et vérifiée de façon systématique si celle-ci est anormale). Dans ce cas, l'interrogatoire et la connaissance précise des antécédents et/ou de la pathologie de la mère vont initialement orienter la démarche diagnostique. D'autres circonstances la font suspecter et le clinicien peut être amené, en l'absence de toute pathologie maternelle, à évoquer le diagnostic de thrombopénie néonatale chez un nouveau-né présentant des signes cliniques hémorragiques et/ou s'intégrant dans une pathologie responsable de thrombopénie (tableau 1).