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Médecine thérapeutique / Endocrinologie

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Traitement des dystrophies ovariennes polykystiques Volume 4, numéro 2, Mars - Avril 2002

Auteurs
Service d'Endocrinologie et des Maladies de la Reproduction, Hopital Bicêtre, 94270 Le Kremlin Bicêtre, France.

La physiopathologie du syndrome de dystrophie ovarienne polykystique (PCOS) reste mystérieuse [1]. Les principales caractéristiques de ce syndrome sont : l'absence de cyclicité avec concentrations constantes d'œstradiol, l'anovulation avec absence d'imprégnation progestative, l'hypersécrétion de LH avec hyperandrogénie et souvent l'obésité avec hyperinsulinisme. La variabilité des signes cliniques d'une malade à l'autre et chez une même patiente peut rendre le diagnostic difficile. Surtout, elle complique l'interprétation des résultats thérapeutiques, souvent considérés comme satisfaisants alors qu'ils sont fréquemment médiocres. Schématiquement, la dystrophie ovarienne polykystique pose trois problèmes thérapeutiques majeurs : la correction de l'insuffisance lutéale, la suppression de l'hyperandrogénie et le traitement de l'infertilité [2].