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Médecine thérapeutique / Endocrinologie

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Les insuffisances ovariennes primitives Volume 2, numéro 2, Mars-Avril 2000

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L’insuffisance ovarienne primitive (IOP) est définie par la survenue précoce de l’épuisement de la fonction ovarienne. Elle concerne 1 % des femmes à l’âge de 40 ans et 0,1 % à l’âge de 30 ans. Il s’agit donc là d’un diagnostic rare mais non exceptionnel, dont la symptomatologie clinique est tout à fait identique à celle observée au cours d’une ménopause naturelle, à savoir, une aménorrhée associée à une élévation de la FSH et un effondrement de l’imprégnation estrogénique. La plupart de temps, aucune étiologie n’est retrouvée si on excepte les tableaux de dysgénésie gonadique comme le syndrome de Turner et, nous le reverrons, le bilan étiologique est limité et peu concluant. Dès lors la prise en charge se limitera essentiellement à la mise en route d’un traitement hormonal substitutif pour éviter les complications à long terme de la carence estrogénique et discuter au cas par cas les alternatives en matière de procréation, dominées actuellement par les programmes de dons d’ovocytes. Nous centrerons cette mise au point sur les principales causes connues à ce jour d’insuffisance ovarienne et discuterons les pistes qui permettraient d’impliquer de nouveaux gènes dans la survenue d’une insuffisance ovarienne primitive.