JLE

Médecine thérapeutique / Endocrinologie

MENU

Diabète sucré, immunosuppresseurs et transplantation rénale Volume 3, numéro 1, Janvier - Février 2001

Auteur
Service de Néphrologie, Hôpital Saint-Louis, 1, av. C. Vellefaux, 75010 Paris, France

Le premier cas de diabète sucré survenant chez un patient transplanté rénal a été décrit en 1964 par Starzl et al. [1] et dès cette époque, la responsabilité des immunosuppresseurs, en l'occurrence les glucocorticoïdes, a été évoquée. On sait désormais que les principaux immunosuppresseurs utilisés pour prévenir les phénomènes de rejet aigu et chronique, à savoir les glucocorticoïdes et les anticalcineurines (cyclosporine A, tacrolimus), peuvent induire ou favoriser la survenue d'un diabète sucré. L'amélioration constante des résultats de la transplantation rénale en terme de survie du patient et du greffon et ce, à court et moyen terme [2], suscite à l'heure actuelle un intérêt grandissant pour les complications métaboliques, en particulier le diabète sucré [3-6], dont on sait par ailleurs qu'elles déterminent en partie les complications cardiovasculaires, principale cause de mortalité des patients transplantés. Après avoir présenté quelques données épidémiologiques, nous envisagerons les conceptions physiopathogéniques actuelles, le caractère délétère des conséquences du diabète sucré à moyen et long terme chez les patients transplantés et enfin, l'influence de l'arrêt de certains immunosuppresseurs.