John Libbey Eurotext

Médecine et Santé Tropicales

Évaluation de l’observance d’une chimioprophylaxie antipaludique dans un équipage de la Marine nationale en déploiement en Asie du Sud-Es Volume 27, numéro 2, Avril-Mai-Juin 2017

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
Auteurs
1 Service médical, Frégate de surveillance « Vendémiaire », Nouvelle-Calédonie, France
2 Centre médical des Armées Marseille-Aubagne, France
3 École Polytechnique, Massy-Palaiseau, France
4 DIASS, Quartier de l’Artillerie, Nouméa, Nouvelle-Calédonie, France
* Correspondance
  • Mots-clés : chimioprophylaxie, Marine nationale, observance, paludisme, Asie du Sud-Est
  • DOI : 10.1684/mst.2017.0666
  • Page(s) : 155-9
  • Année de parution : 2017

Au cours d’une mission de deux mois en Asie du Sud-Est, comprenant de nombreuses escales dans des villes côtières, l’équipage d’une frégate de la Marine nationale a reçu une chimioprophylaxie anti-paludique par doxycycline. L’observance de celle-ci a été évaluée à l’aide d’un questionnaire anonyme distribué en fin de prise de prophylaxie. Le taux de réponse était de 74 %, (soit 72 sur 97 membres d’équipage). Parmi eux, 67 marins estimaient avoir eu une information claire sur les risques de paludisme. Parmi les répondants, 19 personnels (27 %) se déclaraient observant (un oubli par quinzaine au plus), 18 (25 %) déclaraient une observance irrégulière (un ou plusieurs oublis hebdomadaires, ou arrêt pendant la mission) et 35 reconnaissaient n’avoir pas pris la chimioprophylaxie. Ces résultats, à la lumière des recommandations internationales récentes, semblent indiquer que des stratégies de prévention du paludisme sans recours systématique à la chimioprophylaxie (protection personnelle individuelle anti vectorielle, « expectative armée »), seraient plus adaptées pour des bâtiments médicalisés faisant escale dans cette zone.