John Libbey Eurotext

Médecine thérapeutique

Traitement chirurgical de l’insuffisance veineuse profonde dans l’insuffisance veineuse chronique Volume 6, numéro 9, Novembre 2000

Auteur
Chirurgie vasculaire, 26, chemin de Décines, 69680 Chassieu, France.
  • Mots-clés : chirurgie veineuse, insuffisance veineuse profonde, insuffisance veineuse chronique, obstruction veineuse, reflux veineux, syndrome post-thrombotique.
  • Page(s) : 754-60
  • Année de parution : 2000

Ce n’est que depuis une vingtaine d’années que l’insuffisance veineuse profonde (IVP) a été parfaitement identifiée, avec la pratique systématique du doppler et, mieux, de l’écho-doppler dans le bilan de l’insuffisance veineuse chronique (IVC). Son traitement chirurgical en tant que facteur responsable d’une IVC a été proposé dès 1960 dans les syndromes obstructifs iliaques [1] et en 1968 dans les syndromes de reflux [2]. Bien que de nouvelles techniques qui entraient dans le cadre de la chirurgie classique (pontage, transfert valvulaire) aient été ensuite proposées, cette chirurgie n’a connu qu’un développement limité. Cette restriction est liée à plusieurs raisons : – L’IVP est souvent associée à une insuffisance veineuse superficielle (IVS) ou à une insuffisance des perforantes (IP). La responsabilité respective de chacune de ces composantes est parfois difficile à déterminer. L’IVS et l’IP étant beaucoup plus faciles à traiter chirurgicalement au plan technique, ce sont elles qui bénéficient préférentiellement de la chirurgie. – Dans l’IVP, le traitement conservateur essentiellement représenté par la compression élastique contrôle la situation au plan clinique dans la plupart des cas au prix d’une contrainte quotidienne mais acceptable. – Les résultats fournis par la chirurgie de l’IVP sont souvent difficiles à analyser car : D’une part, l’étiologie n’est pas toujours clairement précisée. D’autre part les procédés chirurgicaux qui visent à traiter l’IVS et l’IP sont souvent associés à la chirurgie de l’IVP. Le développement récent des techniques endovasculaires [3] réservé jusqu’à ces dernières années à la pathologie artérielle vient de faire son entrée en chirurgie veineuse profonde. Bien que la durée du suivi dont nous disposons pour juger de ces nouvelles méthodes soit courte, les premiers résultats sont encourageants.