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Médecine thérapeutique

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Particularités épidémiologiques, cliniques, thérapeutiques et évolutives des neutropénies fébriles dans le service de médecine interne d’hématologie et d’oncologie du centre hospitalier d’Aix-en-Provence Volume 23, numéro 6, Novembre-Décembre 2017

Auteurs
1 Service de médecine interne, d’hématologie et d’oncologie du centre hospitalier d’Aix-en-Provence (France)
2 Service de médecine interne du centre hospitalier universitaire Hubert Koutoucou Maga de Cotonou (Benin)
3 Hôpital La Timone, assistance publique des hôpitaux de Marseille (France)
* Tirés à part
  • Mots-clés : neutropénie, fièvre, chimiothérapie, antibiotique
  • DOI : 10.1684/met.2017.0667
  • Page(s) : 398-402
  • Année de parution : 2017

La neutropénie est une des complications fréquentes des traitements contre les tumeurs malignes (solides et hématologiques). But : exposer les particularités épidémiologiques, cliniques, thérapeutiques et évolutives des neutropénies fébriles. Méthodologie : étude rétrospective du 1er janvier au 31 décembre 2016, à visée descriptive et analytique ayant inclus cinquante-cinq cas de neutropénies fébriles (premiers épisodes et récidives), chez quarante-trois patients hospitalisés dans le service de médecine interne, d’oncologie et d’hématologie du centre hospitalier d’Aix-en-Provence. Résultats : cinquante-cinq cas de neutropénies fébriles ont été enregistrés chez quarante-trois patients. La pathologie néoplasique sous-jacente était dominée par les hémopathies malignes (87,3 %). L’âge moyen était de 64,2 ± 14,6 ans. Le sex-ratio est de 1,39. La température moyenne à l’entrée était de 38,8 ± 0,5 ̊C. Cinquante-cinq pour cent avaient un taux de polynucléaires neutrophiles inférieur à 100. Soixante et onze pour cent des germes identifiés étaient des bacilles à Gram négatif. L’Escherichia coli prédominait dans 37 % des cas. Les Gram positifs représentaient 33 % de notre environnement microbiologique avec une prédominance des staphylocoques. L’antibiothérapie initiale était, dans 69 % des cas, à base de tazobactam + pipéracilline. On obtenait l’apyrexie après une moyenne de cinq jours d’antibiothérapie avec une durée moyenne d’hospitalisation de 11 ± 8 jours. Conclusion : la neutropénie fébrile demeure une urgence médicale nécessitant une prise en charge stratifiée comme le recommandent les institutions de pratique tout en se basant sur une antibiothérapie à large spectre et sur l’écologie microbienne du centre hospitalier.