John Libbey Eurotext

Médecine thérapeutique

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Médicaments et anesthésie Volume 5, numéro 4, Avril 1999

Auteurs
  • Mots-clés : anesthésie, interactions médicamenteuses, pharmacologie.
  • Page(s) : 268-74
  • Année de parution : 1999

Un nombre croissant de médicaments envahit le marché et trop nombreux sont les patients qui en prennent plus de 10 différents. Pendant la période péri-opératoire et, notamment, lors de l’anesthésie, ils en reçoivent de 5 à 10 en plus, ce qui rend inévitables les interactions médicamenteuses. L’incidence des effets secondaires est de 7 % chez les patients recevant de 6 à 10 médicaments et passe à 40 % chez ceux qui en prennent de 10 à 20 [1, 2]. Certains médicaments ont des effets secondaires susceptibles d’augmenter le risque péri-opératoire et de rendre la prise en charge des patients plus difficile. À l’inverse, l’arrêt de certains autres constitue un risque péri-opératoire majeur et leur prise doit donc être impérativement poursuivie. Enfin, d’autres encore ne doivent plus être absorbés par le patient mais être remplacés par une molécule mieux adaptée à la période péri-opératoire. Les médicaments à ne plus prendre impérativement avant une anesthésie générale ne sont pas nombreux. En dehors de certaines situations décrites ci-dessus, on considère qu’il y a plus d’inconvénients que d’avantages pour le patient à interrompre son traitement de fond en préopératoire. Il est donc légitime de poursuivre la plupart des traitements jusqu’au matin de l’intervention. Mais cette attitude impose à l’anesthésiste de connaître toutes les interférences possibles avec les agents anesthésiques et l’acte chirurgical, et de prendre les précautions nécessaires pour minimiser les conséquences de ces interactions.