John Libbey Eurotext

Médecine thérapeutique

La contention médicale Volume 6, numéro 9, Novembre 2000

Auteurs
78, bd de la Libération, 94300 Vincennes France.
  • Mots-clés : contention, compression, modes d’action, bandes, bas.
  • Page(s) : 738-41
  • Année de parution : 2000

La prescription d’une contention est un acte médical à part entière. Elle ne doit pas s’effectuer par compassion pour le patient. Elle est l’aboutissement thérapeutique d’un raisonnement physiopathologique. Elle a d’ailleurs des contre-indications précises et une surveillance thérapeutique s’avère indispensable. À la différence des autres médications, une démonstration de son utilisation augmente son efficacité et son observance. Enfin, le renouvellement régulier de la prescription avec une remise en cause des raisons qui ont poussé à son instauration, est un acte médical. Dans la pratique, faute de connaissances précises, la contention médicale reste méconnue, mal prescrite, mal délivrée voire mal posée ou mal surveillée. Sa présence judicieuse sur une ordonnance permettrait pourtant de raccourcir la liste souvent trop longue des médicaments prescrits en particulier chez la personne âgée. C’est sans doute pour cela que la contention médicale reste un médicament entièrement à part. Le but de cet article est d’essayer d’apporter des éclaircissements pratiques. La contention médicale sous une apparence simple est un domaine complexe de la thérapeutique vasculaire. Un ouvrage récent européen édité par les Éditions phlébologiques françaises [14] est entièrement consacré au traitement compressif des membres. Il peut faire partie de la bibliothèque de tout honnête médecin au même titre que le Harrison. À une question apparemment sans réponse sur la compression ou la contention, le médecin praticien ou le chercheur trouvera dans l’ouvrage un début de réponse avec une analyse rigoureuse des différentes données de la bibliographie. Il est important de s’y référer car la contention, quand elle est bien prescrite, est un traitement souvent très efficace.