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Médecine thérapeutique

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Fièvre du nouveau-né et du nourrisson de moins de 3 mois Volume 24, numéro 1, Janvier-Février 2018

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2

Tableaux

Auteurs
1 Médecine et réanimation du nouveau-né, centre hospitalier régional universitaire de Strasbourg
2 Urgences pédiatriques, centre hospitalier régional universitaire de Strasbourg
* Tirés à part
  • Mots-clés : nouveau-né, fièvre, infection
  • DOI : 10.1684/met.2018.0676
  • Page(s) : 39-44
  • Année de parution : 2018

La survenue d’un épisode fébrile chez un jeune nourrisson doit faire évoquer en premier lieu une infection bactérienne, laquelle ne peut être écartée sur la clinique seule, qui manque de spécificité. Ce principe est particulièrement vrai dans le premier mois de vie. Dans ce cas, même chez un enfant peu symptomatique, un bilan infectieux complet doit toujours être pratiqué à l’hôpital et une antibiothérapie probabiliste intraveineuse discutée. Les bactéries en cause sont essentiellement d’origine maternelle (Escherichia coli et streptocoque B). Des infections localisées doivent être recherchées par des examens spécifiques. Une étiologie virale doit être évoquée ; une infection herpétique doit en particulier être éliminée, du fait de sa particulière gravité. Les infections à entérovirus sont plus fréquentes et bénignes. Les bronchiolites du nourrisson en période hivernale ne posent pas de problèmes de diagnostic et relèvent d’une prise en charge spécifique. Au-delà de 4 semaines et jusqu’à 3 mois de vie, la même prise en charge est justifiée sauf si une cause précise est retrouvée, que l’enfant est peu symptomatique et qu’un bilan et un suivi rapproché sont mis en place. Des algorithmes décisionnels clinicobiologiques sont utiles dans ce contexte.