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Médecine thérapeutique

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Chirurgie du cancer thyroïdien Volume 7, numéro 3, Mars 2001

Auteurs
Service de chirurgie générale, digestive et endocrinienne, Hôpital de la Pitié, 47-83, boulevard de l'Hôpital, 75651 Paris cedex 13, France.

L e traitement chirurgical du cancer de la thyroïde est sujet à controverse. Le choix du geste chirurgical optimal se heurte à l'excellent pronostic de cette maladie et à la difficulté, voire l'impossibilité, d'obtenir en peropératoire les éléments histologiques discriminants. L'extrême lenteur de progression de la maladie dans la très grande majorité des cas ne permet pas de réaliser d'études prospectives contrôlées et randomisées qui permettraient d'établir un schéma thérapeutique indiscutable. Cependant, des études rétrospectives sur de larges effectifs autorisent un certain nombre de réponses. L'histologie des cancers thyroïdiens est fondamentale dans le choix thérapeutique. On distingue dans les cancers différenciés, qui représentent près de 90 % des cancers thyroïdiens, les cancers papillaires (parmi lesquels on classe les formes vésiculaires des cancers papillaires) et des cancers vésiculaires (ou folliculaires des Anglo-Saxons), plus rares. Les cancers indifférenciés ou anaplasiques sont habituellement évoqués cliniquement, confirmés en cytologie et ne nécessitent pas de geste chirurgical. Les cancers médullaires de la thyroïde (CMT) forment une entité très spécifique. Ils peuvent être familiaux (1/4 des cas), isolés ou dans le cadre d'une néoplasie endocrinienne multiple (NEM) de type 2, ou être sporadiques (3/4). Les autres cancers sont très rares et peuvent faire appel à des démarches thérapeutiques très spécifiques.