John Libbey Eurotext

Médecine thérapeutique

MENU

Algodystrophie ou syndrome douloureux régional complexe de type I : mise au point Volume 12, numéro 2, Mars-Avril 2006

Auteurs
Centre stéphanois de la douleur, hôpital Bellevue, F-42055 Saint-Etienne Cedex 2, Service de médecine interne, hôpital Nord, F-42055 Saint-Etienne Cedex 2
  • Mots-clés : douleur, syndrome douloureux régional complexe
  • Page(s) : 108-16
  • Année de parution : 2006

Les syndromes douloureux régionaux complexes (SDRC) recouvrent une série d’entités cliniques historiquement décrites comme l’ostéoporose douloureuse post-traumatique, la dystrophie réflexe des extrémités, le rhumatisme neurotrophique et l’algo[neuro]dystrophie ou reflex sympathetic dystrophy dans la littérature anglo-saxonne. La physiopathologie est très incomplètement élucidée et complexe. On distingue les SDRC de type I et de type II, dont la présentation clinique est identique mais qui diffèrent par l’existence d’une lésion neurologique dans le type II. L’algo[neuro]dystrophie appartient au type I. Le diagnostic de SDRC est un diagnostic d’élimination essentiellement clinique. Le traitement fait appel à des thérapeutiques utilisées par voie systémique (antalgiques, calcitonine, bisphosphonates) ou locale (blocs sympathiques, neurostimulation), à la rééducation et à la prise en charge psychologique. Une évaluation globale de la situation doit être faite avant la mise en route du traitement, en analysant les différentes composantes de la douleur mais également le contexte psychosocial. De nombreux patients seront rapidement contrôlés, mais d’autres nécessiteront un traitement plus long, la mise en œuvre de techniques antalgiques plus sophistiquées et la coopération entre différentes disciplines médicales.