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Vaccinations contre le virus varicelle-zona et algies post-zostériennes. Quelques données factuelles 2014 Volume 10, numéro 6, Juin 2014

Auteurs
Société Française de Documentation et de Recherche en Médecine Générale

Toutes les données disponibles montrent que le risque de récurrence du virus de la varicelle-zona (VZV) et de survenue de ses complications est avant tout lié à l’âge. À l’échelle d’une vie, entre 10 et 20 %de population générale développeront un zona [1]. Les données françaises issues d’études épidémiologiques réalisées auprès de médecins généralistes et des médecins du réseau « Sentinelles » estiment son incidence annuelle à moins de 2 cas pour 1 000 personnes dans la population générale avant 50 ans, incidence qui augmente ensuite progressivement jusqu’à 12/1 000 après 80 ans. Cette augmentation d’incidence s’explique par l’immunosénescence, la diminution de l’immunité spécifique contre le VZV, l’augmentation de la susceptibilité à développer avec l’âge des maladies infectieuses, tumorales et auto-immunes et l’augmentation du recours aux thérapeutiques immunosuppressives [1]. Le zona résulte en effet d’une réactivation du VZV resté latent après la guérison de la primo-infection varicelleuse au sein des ganglions sensitifs latéraux vertébraux des nerfs crâniens ou spinaux.