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Prise en charge de l'hypertension artérielle en médecine générale (no 2) Volume 2, numéro 4, Avril 2006

Auteur
Inserm, CIC 201 Service de pharmacologie clinique Hospices civils de Lyon Université Lyon 1

Le premier article [1] développait les éléments essentiels de la définition de l'hypertension artérielle et du bilan initial à proposer devant une élévation de pression artérielle. Ce second article concerne la décision de traiter un patient hypertendu. Cette décision repose sur la confrontation de la prédiction de la balance bénéfice/risques du traitement à la perception individuelle de ses inconvénients. Les outils d'aide à cette prédiction doivent se développer, et les formations ad hoc devront être proposées aux prescripteurs. Une fois la décision prise, le choix se porte sur les médicaments dont on est sûr qu'ils ont été associés à une réduction du risque cardiovasculaire, en veillant à ce qu'ils soient parfaitement tolérés. Par contre, il est urgent de prendre de la distance avec la notion de contrôle tensionnel : c'est en effet l'archétype de la règle thérapeutique perverse, dont les inconvénients pourraient être très supérieurs aux avantages. La critique des fondements du contrôle tensionnel permet de découvrir sa nature dogmatique. Sa persistance s'explique sans doute par le refus réflexe de la nature complexe des faits thérapeutiques.