John Libbey Eurotext

Médecine

Nodules thyroïdiens : faire le nécessaire mais pas plus… Volume 13, numéro 1, Janvier 2017

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2

Tableaux

Auteur
CHU de Strasbourg, hôpital Hautepierre, service de médecine interne, endocrinologie, nutrition, 1, avenue Molière, 67098 Strasbourg, France
* Tirés à part
  • Mots-clés : nodule thyroïdien, diagnostic, échographie
  • DOI : 10.1684/med.2017.158
  • Page(s) : 17-23
  • Année de parution : 2017

Plusieurs études ont mis en évidence une augmentation significative de l’incidence des cancers thyroïdiens dans les pays développés, mais le niveau de sur-diagnostic des nodules thyroïdiens devient un problème majeur de santé publique, en particulier parce qu’il implique du sur-traitement, associant l’ablation partielle ou totale de la thyroïde avec opothérapie substitutive et de potentielles complications de la chirurgie (hypocalcémie transitoire ou définitive, atteinte du nerf récurrent, etc.) avec, de plus, un coût économique important. Dans 90-95 % des cas, les nodules thyroïdiens sont bénins mais l’évolution naturelle est difficilement prévisible. L’échographie cervicale est l’examen de référence du nodule thyroïdien et a un rôle clé dans la conduite ultérieure à tenir mais elle est très opérateur-dépendante. La question se pose de savoir s’il y a un bénéfice d’un dépistage à un stade précoce d’un cancer qui ne se serait probablement jamais exprimé au décours de la vie du patient mais pour lequel plusieurs inconvénients et risques seront induits via le traitement chirurgical.