John Libbey Eurotext

Médecine

Les médecins généralistes lisent-ils les sources primaires d’information ? Article à paraître

Tableaux

Auteurs
1 Faculté de Médecine et de pharmacie, Université de Poitiers, Département de Médecine Générale, 86000 Poitiers
2 Conseil Scientifique du CNGE, Montreuil
3 Département de Médecine Générale, UFR de Bobigny
4 CESP, Univ. Paris-Sud, UVSQ, INSERM, Université Paris-Saclay, Villejuif
5 Université Paris Descartes, Laboratoire d’Ethique Médicale et de Médecine Légale, EA 4569, Paris
6 Département de Médecine Générale, UFR de Nantes
7 Département de Médecine Générale, UFR de Tours
8 Centre d’Investigation Clinique, INSERM 1414, CHU de Rennes et Université de Rennes 1, Rennes,
9 Département de Médecine Générale, UFR de Lyon
10 Département de Médecine Générale, UFR de Clermont-Ferrand
11 Centre d’investigation clinique CIC 1405 Inserm/UdA/CHU/CJP de Clermont-Ferrand
* Tirés à part
  • Mots-clés : documentation, médecine factuelle, types de pratiques des médecins
  • DOI : 10.1684/med.2017.237

Il s’agit d’une enquête descriptive transversale par questionnaire via Internet réalisée de juin à octobre 2015 pour évaluer les sources d’informations utilisées par les internes de médecine générale (IMG) et les maîtres de stage universitaire en médecine générale (MSU) pour alimenter leurs connaissances sur l’efficacité de sept médicaments utilisés couramment en soins premiers.

La population étudiée était les MSU et les IMG de 4 universités (Poitiers, Lyon, Nantes et Strasbourg). Les questions portaient entre autres sur les sources utilisées pour répondre à des questions sur l’efficacité des médicaments.

Le taux de réponse a été de 16 % et 476 questionnaires ont été analysés (305 IMG et 171 MSU). Les recours aux sources d’informations primaires ont été cités dans 6 % (essais cliniques randomisés) à 8 % (méta-analyses d’ECR) des cas. Les 3 sources ou ressources principales citées étaient les recommandations HAS (41 %), les confrères spécialistes ou l’expérience personnelle (43 % et 39 % des cas respectivement). Il y avait peu de différence entre les internes et les maîtres de stage.

Ces résultats montrent qu’en majorité les IMG et les MSU ne lisent pas les sources d’information primaires pour alimenter leurs connaissances sur l’efficacité des médicaments. La mise en place de l’enseignement de la lecture critique d’articles dans la formation initiale ne semble pas avoir influencé le recours à ces sources d’information par les internes. Il est donc nécessaire que des sources d’informations secondaires de qualité soient accessibles pour que la pratique basée sur l’evidence based medicine (EBM) puisse être une réalité.