John Libbey Eurotext

Médecine

MENU

Les faux pas du vaccin anti-HPV Volume 6, numéro 4, Avril 2010

Auteur

Dans ce bref éditorial qui commente l’état des lieux aux USA, le cancérologue PB Bach pointe sévèrement la faillite d’une décision de santé publique prise trop rapidement.

Le Gardasil® a été mis sur le marché aux USA en 2006. Les données d’observation dont on dispose maintenant montrent que, comme prévu par de nombreux auteurs, le vaccin a surtout été fait dans les États où le cancer du col a la plus faible incidence (55 % des filles du Rhode Island vs 16 % de celles du Mississipi). Plus généralement, résider dans un État où la mortalité par ce cancer est élevée (3,6 pour 100 000 dans le Mississipi vs 1,8 dans le Rhode Island) est prédictif d’un taux de vaccination moindre (p = 0,001). Bach s’insurge contre cette politique insensée et interpelle le CDC et les industriels sur ce point.

Bach PB. Gardasil: from bench, to bedside, to blunder. Lancet. 2010. 375:963-4.

Les questions que se pose la rédaction
• Bach souligne l’un des points cruciaux du dossier : l’impact de la « publicité » (plus que de l’information ?) à propos de ce vaccin, sur des populations plutôt favorisées, peu en danger quant au risque de cancer du col parce que consciente de la nécessité du dépistage.
• Les données qu’il rapporte confirment l’habituelle association entre taux de vaccination élevé et bonne participation au dépistage par frottis.
• Les questions sur le long terme restent posées, mais ce n’était pas l’objet de ce commentaire d’alerte.

Mots clés : cancer, col utérin, HIV, vaccin