John Libbey Eurotext

Médecine

MENU

Helicobacter pylori : quelles stratégies ? Volume 14, numéro 3, Mars 2018

Illustrations

Auteurs
Pour le comité de rédaction de Bibliomed
Société Française de Documentation et de Recherche en Médecine Générale
* Tirés à part
  • Mots-clés : campilobacter pylori, examens et diagnostics, traitement médicamenteux
  • DOI : 10.1684/med.2018.303
  • Page(s) : 107-11
  • Année de parution : 2018

Helicobacter Pylori (H. pylori) est un germe humain commensal qui colonise plus de 50 % de la population mondiale, jusqu’à 90 % dans les pays en voie de développement. Si 10 à 20 % de la population ne fait jamais d’infection chronique (elle est liée à des facteurs propres à l’hôte), l’éradication spontanée d’HP est rare, de l’ordre de 0,1 à 1,1 % par an quand elle est mesurée par séroconversion. Isolé pour la première fois en 1982 dans la muqueuse gastrique humaine il a été associé peu après à la gastrite antrale chronique et à l’ulcère peptique, puis au cancer, au lymphome et d’autres pathologies gastriques [1]. HP est responsable de 7 ulcères gastriques sur 10 et de 9 ulcères duodénaux sur 10. Environ 80 % des cancers de l’estomac sont en relation avec une infection H. pylori qui colonise la muqueuse gastrique et y persiste toute la vie si elle n’est pas éradiquée. C’est la seule bactérie carcinogène confirmée [2]. Mais aucun facteur prédictif de l’infection en population générale n’a pu être mis en évidence et en dehors de la présence de signes d’alarme le risque carcinologique est exceptionnel [3]. En France un dépistage systématique en population générale n’est pas recommandé, mais un dépistage ciblé dans des indications précises. En raison de l’augmentation des résistances aux antibiotiques, un traitement documenté par les résultats de cultures ou PCR à partir de biopsies devrait être la règle.