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Faut-il se méfier davantage des tiques ? Réévaluer ce contact « à risque » Volume 4, numéro 10, Décembre 2008

Auteurs
Société Française de Documentation et de Recherche en Médecine Générale

Les pathologies transmises par les tiques sont nombreuses en Europe. Ainsi l'Institut de veille sanitaire (InVS), conjointement avec le bureau pour l'Europe de l'OMS, a publié le 1er octobre dernier une mise au point sur l'épidémiologie envahissante du virus de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo (CCHF) [1]. Cette infection, comme la maladie de Lyme ou l'encéphalite à tiques est transmise par les tiques. Le virus CCHF est enzootique dans le sud de l'Europe (Balkans), en Turquie, dans le sud de la Russie, dans plusieurs pays du Moyen-Orient, d'Afrique subsaharienne ou dans l'Ouest de la Chine. Sa létalité est de l'ordre de 2 à 6 % chez les patients hospitalisés (tous degrés de gravité confondus). La circulation à bas bruit de ce virus a été établie il y a 30 ans en Turquie. Son émergence récente dans ce pays pourrait être en rapport avec la pullulation de vecteurs et d'animaux réservoirs (lièvres, sangliers) dans des zones agricoles. Les changements climatiques pourraient également jouer un rôle. À ce jour, aucun cas n'a été rapporté chez un touriste visitant l'un des pays mentionnés. Cet exemple montre l'importance des pathologies transmises par les tiques, virus comme le virus CCHF ou bactérie comme la borrélia de la maladie de Lyme, et leur relation possible avec les modifications climatiques et du mode de vie.