John Libbey Eurotext

Médecine

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Condylomes à HPV chez l’enfant Volume 4, numéro 8, Octobre 2008

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Ce bref article didactique fait le point sur les possibilités thérapeutiques actuelles et leurs limites.

Les deux auteurs insistent sur le fait que les condylomes de l'enfant sont dus à divers génotypes de HPV, y compris ceux à fort potentiel oncogène, sans que le risque de transformation néoplasique n'ait été démontré chez l'enfant immunocompétent. Avant 3 ans, il s'agit le plus souvent de contamination périnatale, mais la contamination à partir de verrues digitales de l'enfant ou d'un adulte en charge de l'enfant pour les gestes de la vie courante est possible à partir de 2 ans. Si la reconnaissance d'un abus sexuel est une priorité, le préjudice d'évoquer cette possibilité par erreur doit toujours être pris en compte. Le traitement n'est pas codifié : les verrues génitales peuvent guérir spontanément en 2 ans en moyenne, différents traitements physiques (cryothérapie par azote liquide, interventions diverses) ou chimiques (kératolyse par acide salicylique) ou médicamenteuses locales podophyllotoxine, imiquimod, cidofovir) sont possibles. L'abstention doit toujours être considérée en premier.

Dommergues C, Quinet B. Traitement des verrues génitales de l'enfant en pratique clinique. Archives de Pédiatrie. 2008;15:469-72.

Commentaires de la rédaction

* La découverte d'une molécule à action antivirale directe reste à faire...

* Lorsque la possibilité de contamination par abus sexuel est envisagée, la situation devient plus que difficile pour le médecin. Mais attention aux dérapages.

* Comme le soulignent les auteurs, le premier critère de choix thérapeutique est l'innocuité du traitement. On commence donc par le plus simple. Commentaires de la rédaction !