John Libbey Eurotext

Médecine

Analyse des procédures vaccinales en soins premiers Volume 13, numéro 5, Mai 2017

Auteurs
Université Jean Monnet
Pôle santé Innovation
Département de médecine générale
42270 Saint-Priest en Jarez
* Tirés à part
  • Mots-clés : vaccination, qualité des soins, médecine générale
  • DOI : 10.1684/med.2017.207
  • Page(s) : 211-8
  • Année de parution : 2017

Étude qualitative par entretiens semi-dirigés, auprès de 24 médecins généralistes, menée d’octobre 2013 à mars 2014 en région Rhône-Alpes, France. L’apprentissage de la technique vaccinale est absent de la formation initiale théorique des MG. La recherche de contre-indications et l’obtention d’un consentement du patient ou de ses parents sont de mise. Il existe des failles de vérifications prévaccinales favorisées par la délivrance anticipée par le pharmacien. Pour une majorité, le référentiel 2013 est respecté, l’hygiène des mains assurée par lavage, l’usage de gants est jugé superflu.

Concernant les vaccins « à reconstituer », la désinfection du bouchon de lyophilisat n’est citée qu’une fois sur deux. Quels que soient l’âge et la corpulence du vacciné, la reconstitution est majoritairement réalisée avec l’aiguille 23G ; l’aiguille 25G, de plus petit diamètre, est utilisée pour l’injection. L’oubli de reconstitution est l’erreur la plus fréquente. La purge est réalisée. La désinfection locale est constante, le site d’injection largement respecté sauf par une minorité.

Les déchets sont correctement éliminés. La traçabilité est double sauf pour les vaccins antigrippaux. L’énoncé des effets indésirables est modeste, généralement à la demande. La surveillance post-vaccinale dépasse rarement quelques minutes.

L’analyse de la procédure vaccinale en MG montre l’existence de choix, d’incidents, erreurs ou fautes volontaires ou involontaires, conscientes ou inconscientes. Cette procédure pourrait être mieux enseignée, améliorée au moyen d’une liste de vérifications au bénéfice des patients et vaccinateurs.