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Approche échocardiographique du cœur pulmonaire chronique postembolique Volume 3, numéro 6, Novembre-Décembre 2007

Auteurs
Service de cardiologie, Service de médecine interne, Hôpital Robert-Debré, Reims

L’incidence de l’hypertension artérielle pulmonaire chronique d’origine embolique est rare à l’issue d’un premier événement thromboembolique. Son dépistage est au mieux assuré par la réalisation répétée de l’échographie-Doppler cardiaque durant les premières semaines de prise en charge de la pathologie aiguë. Celui-ci repose essentiellement sur l’analyse échographique de la cinétique des parois et de la dilatation ventriculaire droite, ainsi que par la mesure du flux tricuspidien en Doppler continu. Certains critères, mesurés en Doppler pulsé, viennent étayer le caractère chronique de l’hypertension artérielle pulmonaire. Au travers de la littérature, il est habituellement reconnu que le principal facteur de prédiction de survenue d’une HTAP après un événement thromboembolique, est la persistance d’une hypertension artérielle pulmonaire lors du premier mois de prise en charge de la phase initiale, ainsi que de variables générales associées, en particulier l’âge du patient et le contexte chirurgical, plus que l’existence initiale d’une dysfonction ventriculaire droite. Le rôle pronostique de cette dysfonction ventriculaire droite installée reste controversé sur ce terrain thromboembolique, contrairement à l’hypertension artérielle pulmonaire d’origine non embolique.