John Libbey Eurotext

Journal de Pharmacie Clinique

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Trois méthodes pédagogiques en formations médicale et pharmaceutique : l’APP, les tests de progression et les ECOS Volume 35, numéro 1, Mars 2016

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 4
  • Figure 3
  • Figure 5

Tableaux

Auteurs
1 Département Éducation et formation, Faculté de psychologie, logopédie et sciences de l’éducation, Université de Liège, Belgique
2 Département de pharmacie, Faculté de médecine, Université de Liège, Belgique
3 Health, medicine and life sciences, Maastricht University, Department of educational development and research, Pays-Bas
* Tirés à part

Au cours de ces quatre dernières décades, la pédagogie universitaire a cherché à rééquilibrer le rapport entre l’acquisition de connaissances et le développement de compétences (agir efficacement et éthiquement en situation complexe). Pour cela, en formation initiale des médecins et des pharmaciens, une série d’innovations – audacieuses à l’époque – ont été conçues. Trois d’entre elles sont décrites ci-après. Pour chacune seront en outre exposés ce qu’elle est devenue sur le terrain, ainsi que des mesures de sa validité et de son efficacité. La première de ces stratégies pédagogiques est l’Apprentissage par problèmes (APP), où l’enseignement est remplacé par l’apprentissage dans la mesure où ce sont les étudiants qui, à partir de cas présentés par des patients simulés, décident des matières à étudier et les cherchent de façon autonome dans une vaste bibliothèque réelle et via internet. La seconde, appelée « Tests de progression » consiste à ce que tous les étudiants de la faculté de médecine présentent, 4 fois par an, un test portant sur toute la médecine générale. Comme ils passent ainsi 24 de ces tests (non identiques mais équivalents) en 6 ans, chaque étudiant peut observer sa progression. La troisième, les Examens Cliniques Objectifs Structurés (ECOS) concerne autant l’entraînement que l’évaluation et repose sur les jeux de rôle. Elle consiste à ce que des étudiants passent quelques minutes (7 par exemple) dans des « stations » où ils jouent le rôle du professionnel face à une situation concrète présentée par un patient simulé. Ces trois méthodes sont décrites à partir de leur implantation concrète dans deux universités, celles de Maastricht et de Liège. Elles ont pour point commun de n’avoir pu se développer que grâce à une « approche programme ». Le présent article expose ces trois méthodes et les concepts qui les sous-tendent.