John Libbey Eurotext

Innovations & Thérapeutiques en Oncologie

Nouveaux médicaments dans les syndromes myélodysplasiques Volume 3, numéro 5-6, Septembre-Décembre 2017

Illustrations

  • Figure 1

Tableaux

Auteurs
1 Institut Paoli-Calmettes
Département d’hématologie
232, boulevard Sainte-Marguerite
13009 Marseille
France
2 Aix-Marseille université
27, boulevard Jean Moulin
13005 Marseille
France
* Tirés à part
  • Mots-clés : myélodysplasies, nouvelles cibles thérapeutiques, thérapies ciblées, immunothérapie, essais cliniques de phase précoce
  • DOI : 10.1684/ito.2017.0095
  • Page(s) : 229-42
  • Année de parution : 2017

Les syndromes myélodysplasiques (SMD) sont des affections clonales de la cellule souche hématopoïétique, caractérisées par une hématopoïèse inefficace et un risque de transformation en leucémie aiguë myéloïde. La physiopathologie est caractérisée par un processus complexe multi-étapes incluant des mutations géniques et des anomalies de la régulation de nombreux processus biologiques comme l’épigénétique, l’apoptose, les interactions avec le micro-environnement ou la réponse immune. Les avancées récentes ont permis une meilleure compréhension de la physiopathologie, ainsi que l’identification de facteurs pronostiques et de nouvelles cibles thérapeutiques. Les nouveaux agents thérapeutiques peuvent être classés en quatre catégories, selon leur mécanisme d’action : (1) les nouvelles thérapies épigénétiques, incluant les agents hypométhylants de deuxième génération, les inhibiteurs d’histone désacétylase, les inhibiteurs de bromodomaines et les inhibiteurs de l’isocitrate déshydrogénase (IDH) ; (2) les thérapies ciblées capables de cibler différentes protéines comme PLK1, MEK, BCL2 et différentes voies de signalisation comme Hedgehog et TGFβ ; (3) l’immunothérapie, notamment les inhibiteurs de checkpoints immunitaires (inhibiteurs de CTLA4, PD1, PD-L1), la vaccination antitumorale, les cellules natural killer (NK), les nouveaux anticorps nus, immunoconjugués ou bispécifiques capables d’engager les lymphocytes T, et les chimeric antigen receptor T-cells (CAR-T) ; (4) les nouveaux agents cytotoxiques comme la clofarabine, la sapacitabine et le gemtuzumab-ozogamicine. L’objectif de cette revue est de faire la synthèse de ces nouvelles approches thérapeutiques, en insistant sur les molécules les plus avancées dans leur développement. Aucune de ces molécules ne peut être recommandée à l’heure actuelle en dehors d’un essai clinique. L’inclusion des patients dans les essais cliniques de phase précoce est cruciale dans la prise en charge des SMD.