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Utilisation des antipsychotiques chez l’enfant et l’adolescent : données actuelles Volume 94, numéro 2, Février 2018

Tableaux

Auteurs
CHU Montpellier, Médecine psychologique de l’enfant et de l’adolescent1, Hôpital Saint-Éloi, 80, avenue Augustin-Fliche, 34295 Montpellier cedex 5, France
* Correspondance
  • Mots-clés : neuroleptique, neuroleptique atypique, psychotrope, administration du médicament, bénéfice risque, enfant, adolescent, pédopsychiatrie
  • DOI : 10.1684/ipe.2018.1753
  • Page(s) : 109-14
  • Année de parution : 2018

La prescription des antipsychotiques de première (AP1) mais principalement de seconde génération (APSG) dans les divers champs de la pédopsychiatrie tend à progresser en France. Or cette utilisation se fait parfois hors autorisation de mise sur le marché (AMM). C’est en quoi il paraît important de faire le point sur l’efficacité de ces molécules chez l’enfant et l’adolescent. Dans les troubles du comportement la rispéridone et l’aripiprazole semblent améliorer les symptômes. Concernant le trouble bipolaire, le seul traitement autorisé en France de l’épisode maniaque est l’aripiprazole bien que l’olanzapine, la rispéridone et la quétiapine aient montré leur efficacité ; pour la dépression bipolaire nous disposons de peu de données actuellement. Dans le traitement des formes précoces de schizophrénie plusieurs molécules ont prouvé leur efficacité, à noter particulièrement l’aripiprazole et la clozapine qui semblent toutes deux améliorer la symptomatologie déficitaire du trouble. La clozapine semble également être le traitement de référence des formes résistantes de schizophrénie, avec une efficacité supérieure à celle d’un AP1 l’halopéridol, à contrebalancer toutefois avec les effets secondaires potentiels et la surveillance biologique que nécessite la clozapine. Les antipsychotiques injectables d’action prolongée pourraient être intéressants pour supprimer la contrainte pour l’adolescent de la prise quotidienne d’un traitement et améliorer l’observance ; la réalisation d’essais cliniques randomisés serait nécessaire pour évaluer l’efficacité et la tolérance.