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Troubles de personnalité borderline et addictions Volume 92, numéro 1, Janvier 2016

Tableaux

Auteurs
1 Praticien hospitalier, Service d’addictologie du Dr Laqueille, Centre hospitalier Sainte-Anne. 1 Rue Cabanis, 75014 Paris
2 Laboratoire de Physiopathologie des maladies psychiatriques, Centre psychiatrie et neurosciences, Inserm U894 (Pr MO Krebs). Université Paris Descartes, Faculté de Médecine Paris Descartes, France
3 Praticien hospitalier, Chef de service, Service d’addictologie du Dr Laqueille, Centre hospitalier Sainte-Anne, 1, rue Cabanis, 75014 Paris. Université Paris Descartes, France
* Tirés à part

D’après l’étude National Epidemiologic Survey on Alcohol and Related Conditions (NESARC), 16 % des sujets alcoolodépendants et 31 % des sujets dépendants aux drogues présentent des troubles de personnalité borderline (ou état limites), selon les critères DSM-IV. Chez ces sujets, les conduites addictives sont habituellement compulsives, favorisant des conduites autodestructrices et des situations de crise.

Plusieurs facteurs de vulnérabilité aux addictions sont fréquemment retrouvés dans les troubles de personnalité borderline : impulsivité, alexithymie, troubles de l’attachement, antécédents de troubles post-traumatiques et des anomalies du système opioïde.

Il est souhaitable qu’addictions et troubles de personnalité borderline soient pris en charge simultanément. Certaines études ont montré que l’évolution des sujets avec troubles de personnalité borderline, pris en charge, était plus favorable qu’on ne le pensait antérieurement. Les techniques d’entretiens motivationnels, de thérapie comportementale dialectique de Linehan, le mindfulness, les thérapies centrées sur l’expression artistique, ou les thérapies corporelles sont particulièrement adaptées pour ces patients.