John Libbey Eurotext

L'Information Psychiatrique

MENU

Traumatisés crâniens graves adultes : quel rétablissement ? Volume 88, numéro 4, Avril 2012

Auteurs
Professeur en psychologie, université Paris-VIII, laboratoire de psychopathologie et neuropsychologie, 2, rue de la Liberté, 93526 Saint-Denis Cedex, France, Docteur en psychologie, université Paris-VIII, laboratoire de psychopathologie et neuropsychologie, 2, rue de la Liberté, 93526 Saint-Denis Cedex, France, Professeur honoraire de neurologie, CHU, service de médecine physique et de réadaptation, 92380 Garches, France

Les traumatismes crâniens graves (TCG) représentent une « épidémie silencieuse », car peu connue, donc moins bien prise en compte. Ils constituent la principale cause de décès et de handicap chez l’adulte jeune. Après la réanimation et la rééducation, la récupération physique s’étend, en moyenne, sur une année. Elle aboutit le plus souvent à une marche autonome et à l’autonomie dans les actes élémentaires de la vie quotidienne. La récupération intellectuelle, habituellement incomplète, s’étend souvent sur deux années. Les troubles de l’humeur et du comportement constituent, dans le long terme, le facteur majeur du handicap. La question du rétablissement des TCG ne peut pas se limiter au seul champ médical. Les principaux facteurs du rétablissement des victimes d’un TCG sont : la motivation ; la conscience et une acceptation suffisantes du handicap ; une stabilisation de l’état émotionnel ; un partenaire familial et un professionnel disponibles ; la « reconstruction de l’identité » basée sur l’investissement affectif, le travail et les loisirs.