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Psychothérapie institutionnelle à l’hôpital général : négativité et continuité Volume 84, numéro 5, Mai 2008

Auteurs
Psychiatre, psychanalyste, médecin chef du 6 e secteur de psychiatrie générale de la Somme, Psychiatrie B, Psychiatre, assistante spécialiste associée, service de pédopsychiatrie, Centre hospitalier, 43, rue de L’Isle, 80142 Abbeville Cedex

L’implantation progressive de la psychiatrie à l’hôpital général, où elle devient une spécialité médicale parmi d’autres, ainsi que la réforme nommée « nouvelle gouvernance » (T2A, quantification de l’activité et budget de pôle en rapport, etc.) modifie le cadre d’un travail orienté traditionnellement en France par le courant de la « psychothérapie institutionnelle ». Je vais dans ce texte rappeler les principes essentiels de la psychothérapie institutionnelle et réfléchir à ses articulations possibles avec la logique managériale et comptable de l’hôpital général. J’insisterai finalement sur l’idée de « négativité », consubstantielle de l’humanité même, touchant à l’essence de l’homme, pour affirmer que cette « négativité » doit faire partie intégrante du soin psychiatrique, bien qu’elle ne puisse pas se quantifier. Je partirai pour ce faire de l’idée selon laquelle l’homme malade est touché dans son essence et que, par conséquent, le soin devra tenir compte de cette dimension non évaluable.