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L'Information Psychiatrique

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Les traitements biologiques en psychiatrie entre la seconde moitié du XIX e siècle et la première moitié du XX e siècle Volume 86, numéro 6, juin-juillet 2010

Auteurs
Centre hospitalier spécialisé de Sarreguemines, Unité malades difficiles, 1, rue Calmette, 57200 Sarreguemines, France, Centre hospitalier spécialisé d'Erstein, Secteur de psychiatrie adulte G11, Erstein, France

Au fil des siècles, l'histoire de la médecine s'est nourrie des influences réciproques entre l'utilisation de diverses thérapeutiques (physiques ou biologiques) et les hypothèses anatomophysiopathologiques : les maladies mentales n'ont pas échappé à ce courant. En délimitant nos recherches aux seules thérapeutiques biologiques, sur une période bien précise, nous avons souhaité connaître les moyens (molécules ou principes actifs) utilisés spécifiquement entre la fin du XIX e et le début du XX e siècle. Durant cette période, les médecins ont employé des substances, d'abord d'origine naturelle puis synthétiques avec l'avènement de la chimie. Les objectifs thérapeutiques, tout comme les hypothèses physiopathologiques à l'origine des troubles sur lesquels ces traitements sont censés agir, ont évolué. Ainsi, la recherche initiale de la sédation de l'agitation a progressivement cédé sa place, sans jamais totalement disparaître, à la recherche d'effets plus ciblés comme l'action antipsychotique par exemple. Cette revue nous incite à confronter avec humilité nos pratiques actuelles à la question essentielle : que traitons-nous dans les maladies mentales et sur quelles bases physiopathologiques ?