John Libbey Eurotext

L'Information Psychiatrique

Les marques épigénétiques du stress, une porte entr’ouverte sur l’inconscient Volume 90, numéro 9, Novembre 2014

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
Auteur
Service d’endocrinologie pédiatrique & Inserm U986, Hôpitaux universitaires Paris-Sud, Hôpital Bicêtre, 78, rue du Général-Leclerc 94270 Le Kremlin-Bicêtre, France
* Tirés à part
  • Mots-clés : encéphale, ADN, inconscient, transgénérationnel, processus, définition, développement
  • DOI : 10.1684/ipe.2014.1261
  • Page(s) : 741-52
  • Année de parution : 2014

La « révolution épigénétique » est en marche. Elle est riche de concepts nouveaux à l’interface des sciences sociales, de la biologie moléculaire et de la psychiatrie. Aucun psychiatre ne peut plus ignorer ses effets sur la vie mentale. Il va lui falloir se familiariser, après la génétique, avec une nouvelle dimension de la prédisposition aux processus psychologiques et aux maladies. Sans énumérer les nombreuses définitions qui existent, on peut concevoir l’épigénétique comme « l’ensemble des mécanismes et phénomènes qui influent sur l’expression des gènes et les phénotypes sans changement de la séquence ADN, et qui sont capables de se perpétuer de mitose en mitose, de cellules-mères en cellules-filles ». Nous évoquerons dans cet article les mécanismes moléculaires et les phénomènes dont se compose l’épigénétique. Nous nous centrerons sur les possibles traces vivaces et durables dans le cerveau épigénétique.