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L'Information Psychiatrique

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Les déterminants du passage à l'acte suicidaire dans la maladie de Huntington Volume 86, numéro 7, septembre 2010

Auteurs
Centre hospitalier universitaire d'Angers, Département de psychiatrie et psychologie médicale, 4, rue Larrey, 49933 Angers, France, Chef de Clinique-Assistant des Hôpitaux, Département de médecine interne et gériatrie, CHU d'Angers ; UPRES EA 2646, Université d'Angers, France, Praticien hospitalier, Département de pédopsychiatrie, CHU d'Angers, France, Praticien hospitalier, Département de psychiatrie et psychologie médicale, CHU d'Angers, France, Praticien hospitalo-universitaire, Département de neurologie, CHU d'Angers, France, Professeur des universités-praticien hospitalier, Chef de service, Département de psychiatrie et psychologie médicale, CHU d'Angers, France, Chef de clinique-Assistant des hôpitaux, Département de psychiatrie et psychologie médicale, CHU d'Angers ; UPRES EA 2646, Université d'Angers, France

La maladie de Huntington est une maladie neurodégénérative héréditaire à transmission autosomique dominante qui survient à l'âge adulte. Les sujets présentant une maladie de Huntington ont un risque de décès par suicide multiplié par deux par rapport à la population générale. Les facteurs de risque de suicide dans la chorée de Huntington sont à la fois intrinsèques et extrinsèques. À côté des facteurs de risque classiques du suicide, des particularités cliniques et environnementales sont à rechercher dans la prise en charge des patients souffrant d'une maladie de Huntington. La dépression est à dépister. L'environnement du patient est à documenter. Au sein de la cellule familiale, la question de la filiation, la souffrance de l'aidant, les conflits conjugaux qui en découlent, influenceraient les comportements suicidaires de ces patients.