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La réforme du troisième cycle des études médicales : où en est-on ? Volume 94, numéro 10, Décembre 2018

Tableaux

Auteurs
1 Les Toises, Centre de psychiatrie et de psychothérapie, Lausanne, Suisse
2 Présidente de l’Association française fédérative des étudiants en psychiatrie (Affep) de 2016 à 2018
* Correspondance
  • Mots-clés : réforme des études médicales, interne hospitalier, psychiatre, université, enseignement supérieur
  • DOI : 10.1684/ipe.2018.1888
  • Page(s) : 851-6
  • Année de parution : 2018

Depuis novembre 2017, les internes sont soumis à la réforme des études du troisième cycle des études médicales. Cette réforme, dont les premiers travaux ont débuté en 2009, a mis du temps à aboutir, subissant les remous politiques et les refontes de commissions diverses. Mais elle a permis de reposer les bases des compétences jugées nécessaires pour qu’un interne puisse exercer le métier de médecin, et en particulier celui de psychiatre.

Les principales modifications apportées par la réforme concernant la forme elle-même du déroulement de l’internat : constitué désormais de trois phases de contenu pédagogique progressif intitulées respectivement phase socle, phase d’approfondissement et phase de consolidation, il garde une durée totale de quatre années. Les stages sont désormais choisis en fonction de l’avancée dans ces phases, les premiers permettant ainsi d’acquérir les bases du métier, quand les derniers permettent au contraire de se préparer à l’autonomie du post-internat.

Deux options font leur apparition : la psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, et la psychiatrie de la personne âgée. L’addictologie devient une formation spécialisée transversale, accessible aux psychiatres et à d’autres spécialités médicales. La psychiatrie médicolégale n’a en revanche pas été reconnue comme option à part entière.

Apportant un certain nombre de changements pertinents, pour certains cependant assez lourds sur le plan organisationnel, cette réforme n’en présente pas moins quelques limites, pour lesquelles un travail de fond, mené conjointement par les universitaires, les internes, mais aussi tous les praticiens accueillant des étudiants, est toujours d’actualité.