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L'Information Psychiatrique

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Devenir des transsexuels opérés Volume 81, numéro 6, Juin-Juillet 2005

Auteurs
Psychiatre, praticien hospitalier coordonnateur de l’Unité fonctionnelle de prise en charge des troubles de l’identité de genre, Service du Professeur C. Lançon, CHU Sainte-Marguerite, 13274 Marseille Cedex 9, Unité fonctionnelle de prise en charge des troubles de l’identité de genre, service du Pr C Lançon et Psychologue référente, docteur en sciences psychologiques, maître de conférence université Montpellier III, CHU Sainte-Marguerite, 13274 Marseille Cedex 9, Unité fonctionnelle de prise en charge des troubles de l’identité de genre, professeur des Universités, Chef de service hospitalo-universitaire de psychologie médicale et de psychiatrie d’adultes, CHU Sainte-Marguerite, 13274 Marseille Cedex 9

L’objet de cette étude est d’évaluer, à travers la littérature scientifique internationale, le devenir des transsexuels opérés et les conséquences du traitement hormonochirurgical (THC). Les transsexuels se disent satisfaits de leur transformation dans plus de trois quarts des cas et, en définitive, très peu la regrettent. Il apparaît assez clairement que le THC engendre des effets largement plus positifs que ceux que prévoyaient jadis les médecins et, plus encore, les psychologues. Sur cette base, et dans la mesure où la prise en charge peut être assumée de façon correcte, les facteurs de vulnérabilité psychologique étant pris en compte — de la phase diagnostique à la phase postopératoire — il ne semble pas qu’il y ait des raisons empiriques de refuser la demande de changement de sexe (les critères diagnostiques étant respectés, aucune contre-indication ne peut lui être opposée). Des recherches sur les « profils à risque psychologique » sont à promouvoir pour mieux apprécier les facteurs d’adaptabilité ultérieure et mettre en place des mesures préventives au moment de l’inclusion dans le THC.