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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Traitement adjuvant des cancers des voies biliaires : qui et comment ? Volume 27, supplément 6, Décembre 2020

Illustrations

  • Figure 1

Tableaux

Auteur
Centre Eugène Marquis, Service d’oncologie médicale, Avenue de la Bataille Flandres-Dunkerque, 35000 Rennes
* Correspondance

Le traitement adjuvant des cancers des voies biliaires est longtemps resté mal défini. Ces dernières années, des données d’essais randomisés ont permis de définir des références de traitement. Les essais français PRODIGE 12 (gemcitabine et oxaliplatine vs. surveillance) et japonais BCAT (gemcitabine vs. surveillance) n’ont pas démontré d’effet bénéfice de la chimiothérapie adjuvante à base de gemcitabine. L’essai anglais BILCAP ayant inclus 447 patients a testé la capécitabine pendant six mois en traitement adjuvant dans un essai randomisé contre surveillance seule. Bien que les résultats en intention de traiter soient à la limite de la significativité sur le critère de jugement principal, la survie globale (p = 0,097), les analyses de sensibilité en per-protocole et avec prise en compte de facteurs pronostiques, ainsi que l’analyse en survie sans récidive, sont positives. Le bénéfice absolu de + 5 % à + 10 % de survie globale, associé à une toxicité faible et connue du produit, font conduire à recommander le traitement pour tout cancer des voies biliaires réséqués (à l’exception des cancers de la vésicule biliaire pT1).