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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Rifaximine et encéphalopathie hépatique : un antibiotique au profil idéal ? Volume 21, numéro 10, Décembre 2014

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2

Tableaux

Auteurs
1 CHU de Toulouse, Hôpital Purpan,
service de pharmacie, équipe pharmaceutique – pôle digestif,
330 avenue de Grande Bretagne, TSA 70034,
31059 Toulouse cedex 9, France
2 CHU de Toulouse, Hôpital Purpan,
service d’hépato-gastroentérologie, Place du Docteur Baylac,
TSA 40031, 31059 Toulouse cedex 9, France ;
Université Paul Sabatier, France
* Tirés à part

L’encéphalopathie hépatique est une complication majeure de la cirrhose avec un impact significatif sur la qualité de vie des patients cirrhotiques. Les approches thérapeutiques actuelles s’appuient sur l’hypothèse ammoniacale et visent à diminuer sa production ou son absorption intestinale. Certains antibiotiques, faiblement absorbés, comme la néomycine et la vancomycine, sont efficaces mais leur utilisation est limitée par le risque d’effets indésirables. La rifaximine, antibiotique de la famille des rifamycines, présente un meilleur profil théorique d’utilisation : faible absorption systémique, risque minimal d’interaction médicamenteuse, effets indésirables rares. Son efficacité a été prouvée dans le cadre de la prévention secondaire des épisodes d’encéphalopathie hépatique clinique. Dans cette indication, elle est utilisée en seconde ligne, dans le cadre d’une autorisation temporaire d’utilisation. Elle est également efficace dans la prise en charge de l’encéphalopathie hépatique minimale, en améliorant les résultats des tests psychométriques et la qualité de vie des patients. Aucune recommandation ne mentionne cependant une telle utilisation. Peu de données sont encore disponibles sur l’utilisation au long cours de la rifaximine ; elle semble associée à un faible risque de résistance bactérienne.