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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Que faire chez les malades non répondeurs ? Volume 17, supplément 5, novembre 2010

Auteur
Clinique universitaire d'hépato-gastroentérologie, Unité Inserm/UJF U823 IAPC Institut Albert-Bonniot, CHU de Grenoble, BP 217, 38043 Grenoble cedex 9
  • Mots-clés : hépatite chronique C, non-réponse, interféron pégylé, ribavirine, antiprotéase, antipolymérase
  • DOI : 10.1684/hpg.2010.0475
  • Page(s) : 37-42
  • Année de parution : 2010

Le traitement de l'hépatite virale chronique C repose sur l'association interféron pégylé + ribavirine. Toutefois, chez 31-35 % des malades, on observe une non-réponse virologique en particulier chez les malades de génotype 1. L'échec du traitement peut être lié à l'existence d'une comorbidité, en particulier la surcharge pondérale associée à l'insulinorésistance ou à la consommation d'alcool. La compliance thérapeutique est extrêmement importante en particulier en ce qui concerne la ribavirine dans les premières semaines de traitement. L'utilisation si nécessaire des facteurs de croissance hématopoïétiques doit être proposée afin de ne pas baisser les doses. Récemment, un facteur de réponse génétique a été identifié, localisé sur le chromosome 19 correspondant à un polymorphisme de gène ou « SNPs » proche de l'interleukine-28B et codant pour l'interféron-λ-3 qui est associé à une différence d'un facteur 2 de réponse au traitement par l'interféron pégylé et la ribavirine chez les patients infectés par un génotype 1. Le retraitement par la même association interféron pégylé + ribavirine entraîne une réponse virologique soutenue dans moins de 10 % de cas. L'intérêt d'augmenter la dose d'interféron pégylé n'a pas été montré. L'utilité d'augmenter la dose de ribavirine reste à démontrer. Le traitement suspensif par l'interféron pégylé seul permet une amélioration de l'activité nécro-inflammatoire, mais le gain sur la fibrose semble modeste. L'espoir réside dans l'apparition des nouvelles molécules, en particulier des antiprotéases et, peut-être, des antipolymérases en association avec l'interféron pégylé et la ribavirine.