John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

Prise en charge des tumeurs du pancréas localement avancées Volume 24, numéro 8, Octobre 2017

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
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  • Figure 5
  • Figure 6

Tableaux

Auteur
Groupe Hospitalier Pitié-Salpêtrière, Université Sorbonne, UPMC Paris 06, service d’hépato-gastroentérologie, 47-83 Boulevard de l’Hôpital 75013 Paris, France
* Tirés à part
  • Mots-clés : cancer du pancréas, localement avancé, borderline, chimiothérapie, radiochimiothérapie, chirurgie secondaire
  • DOI : 10.1684/hpg.2017.1504
  • Page(s) : 813-22
  • Année de parution : 2017

La prise en charge des cancers du pancréas localement avancés évolue rapidement. Ces cancers ont été sous-classifiés en cancers « borderline » et localement avancés « vrais » dont la principale différence est la possibilité de résection chirurgicale secondaire. La classification du NCCN (« National Comprehensive Cancer Network ») est actuellement la classification la plus utilisée en France. Le scanner est l’examen de référence au diagnostic mais une IRM devrait être réalisée systématiquement pour s’assurer de l’absence de métastases hépatiques. Le traitement de première intention repose sur la chimiothérapie. La gemcitabine reste théoriquement le protocole de référence mais le FOLFIRINOX est largement utilisé dans cette situation. Des essais sont en cours avec la combinaison gemcitabine plus nab-paclitaxel. En cas de cancer localement avancé « vrai », l’essai LAP07 n’a pas permis de démontrer un bénéfice de survie globale d’une radiochimiothérapie de « clôture » après chimiothérapie première. Néanmoins, la radiochimiothérapie était associée à une augmentation de la survie sans progression, du temps sans traitement et à une diminution du risque de progression locale, la positionnant comme une option thérapeutique intéressante chez des patients sélectionnés. En cas de cancer « borderline », la place de la radiochimiothérapie est à déterminer et est actuellement investiguée dans l’essai PANDAS. Le scanner ne permet pas une bonne évaluation de la réponse tumorale, des possibilités de résection R0 ou de réponse pathologique. La décision d’une résection chirurgicale secondaire doit prendre en compte des critères cliniques, biologiques et radiologiques. Bien que décidée, cette résection secondaire n’est jamais certaine et seules les données per-opératoires permettent de s’assurer de sa faisabilité ou non. Les données de survie plaident actuellement en sa faveur mais des essais prospectifs sont nécessaires.